Archive pour juillet 2010

On en parlait depuis longtemps, c’est chose faite depuis le 5 juillet 2010 : une grande partie des fonds des archives départementales sont désormais accessibles en ligne. La gratuité d’accès, qui était au cœur des débats il y a peu, est finalement de mise. On ne peut que saluer cette décision qui permettra de faciliter l’accès à l’information et à un immense fonds documentaires. Tous les usagers de Wikimanche pourront ainsi utiliser ces archives pour valoriser de manière précise le patrimoine manchois, qui regorge de trésors, et pour fiabiliser toutes les contributions sur www.wikimanche.fr.
« En ligne, un moteur de recherche permet d’accéder à quelque 430 inventaires d’archives publiques et privées, 5 000 plans du cadastre, 8 000 photographies, 42 000 cartes postales, 1 200 plans et affiches, mais aussi 300 témoignages sonores.  En tout, ce sont près de 3 millions d’images sur l’histoire de la Manche qui vont désormais faire le bonheur des généalogistes, étudiants, chercheurs et autres férus de ce patrimoine collectif hors du commun. »
http://www.manche.fr/details-actualites.asp?card=1296775
Les fonds sont consultables à partir d’un moteur de recherche : http://recherche.archives.manche.fr/

On en parlait depuis longtemps, c’est chose faite depuis le 5 juillet 2010 : une grande partie des fonds des archives départementales sont désormais accessibles en ligne. La gratuité d’accès, qui avait suscité tant de débats il y a peu, est finalement de mise. On ne peut que saluer cette décision qui permettra de faciliter l’accès à ces trésors documentaires. Tout un chacun a ainsi la possibilité de redécouvrir l’histoire de sa commune à travers des témoignages sonores, images…

En ligne, un moteur de recherche permet d’accéder à quelque 430 inventaires d’archives publiques et privées, 5 000 plans du cadastre, 8 000 photographies, 42 000 cartes postales, 1 200 plans et affiches, mais aussi 300 témoignages sonores.  En tout, ce sont près de 3 millions d’images sur l’histoire de la Manche qui vont désormais faire le bonheur des généalogistes, étudiants, chercheurs et autres férus de ce patrimoine collectif hors du commun.

Source : http://www.manche.fr/details-actualites.asp?card=1296775

Tous les fonds sont consultables à partir d’un moteur de recherche : recherche.archives.manche.fr


Pour les usagers de Wikimanche, c’est là une mine d’or et une avancée importante pour tous les chercheurs de trésors patrimoniaux. Ils pourront ainsi utiliser ces archives pour valoriser de manière précise le patrimoine manchois ainsi que pour fiabiliser toutes les contributions sur www.wikimanche.fr. En ouvrant ainsi les portes des archives, la Manche souhaite démontrer sa volonté de partager sa richesse patrimoniale.

Aller plus loin encore ?

On commence à toucher du doigt la problématique de la libération d’un certain nombre de données publiques. La France a un retard considérable par rapport aux Etats-Unis avec www.data.gov et à l’Angleterre avec data.gov.uk notamment. On pourra également citer le cas de la banque mondiale http://donnees.banquemondiale.org : plus de 2 000 indicateurs sur la finance, le commerce, la santé et le développement humain et économique accessibles pour la première fois à tous en ligne.
Cependant, la France a beau être en retard, elle a quand même fait son entrée dans les dispositifs de données ouvertes : on pourra ainsi citer le programme d’ouverture des données publiques de la ville de Rennes et de Rennes métropole (voir la présentation de Hugues Aubin) ou encore le sitewww.nosdeputes.fr.
A lire également un article intéressant et plutôt encourageant sur l’ouverture des données publiques : www.regardscitoyens.org/etat-des-lieux-de-lopendata-en-france

Les enjeux autour de l’ouverture des données publiques sont nombreux : être transparent, développer le potentiel des données, susciter la création de services à valeur ajoutée, développer la citoyenneté… Par ailleurs, d’un point de vue économique, la Commission européenne estime le marché des données publiques à 27 milliards d’€.

Créer une richesse citoyenne et patrimoniale à partir de plusieurs sources de données brutes n’est pas une gageure : il s’agirait ainsi de générer une véritable intelligence entre les données manchoises pour créer des services ouverts, innovants et performants.

Et Wikimanche dans tout cela ? Une base connaissances enrichie de manière collaborative à disposition de tous pour se cultiver et pour être exploitée : dans la Manche, nous avons tous les éléments entre nos mains…

Faut-il être expatrié pour se sentir de quelque part ?

Mirant la liste des contributeurs réguliers de Wikimanche, force est de constater le nombre d’expatriés. En Scandinavie, à Paris, en Picardie, à Marseille. D’autres, à l’inverse, sont breton ou francilien, expatriés dans la Manche.

Dès lors une question : la Manche se voit-elle mieux de loin ? Faut-il être déraciné ou fraîchement enraciné pour s’attacher à ce territoire ?

Il faut y voir là, l’affirmation d’un des avantages d’Internet, préexistant à l’ère du web secondaire, celui du choix son territoire. Wikimanche dispose de biographies d’hommes illustres nés par accident et partis aussi vite, tel Roland Barthes, qu’on aurait peine à qualifier de Manchois mais qui pour l’état civil le seront à jamais. On dispose à l’inverse d’hommes et femmes profondément attaché à cette terre sans y avoir pourtant d’attache administrative, à l’image de Bernard Cambournac.

Dans l’ancien monde, on était de là où le hasard où la vie nous avait posé. Il fallait une certaine militance pour s’affirmer être d’où on n’était pas. La dématérialisation des activités (pas de la vie quand même), permet à l’inverse de se choisir sans contrainte son ou ses territoires physiques, à l’instar des nouvelles plaques minéralogiques, de s’informer sans avoir à acheter le journal local au tabac-presse du village, de participer aux débats de sa collectivité sans y être.

Au delà, la technologie ne fait que raviver ce qui a toujours existé. L’exil accentue le sentiment d’appartenance, par nostalgie et par différenciation aux autres. Ainsi, il faut que Beuve soit à Paris pour créer l’Association normande car une congrégation de Normands au milieu des Marais de Carentan ne se verrait pas plus qu’un carré blanc sur fond blanc.

Plus étonnant finalement, ce sont ces horsains qui se prennent d’intérêt pour une terre qui n’est pas la leur, au départ. Peut-être est-ce un moyen aussi de s’approprier ce pays où ils vivent, de s’affirmer comme acteur quand on sait que dans notre bocage, l’étranger est longtemps regardé avec suspicion. C’est en tout cas une preuve d’intégration.

Ces contributeurs extérieurs à la Manche, soit par leur origine, soit par leur situation, permettent peut-être aussi d’échapper aux écueils du chauvinisme et de la myopie. Par le regard nécessairement distancié, on évite de croire que le monde se résume à son département, quand bien même nos écrits le sont. Ce recul sied à une œuvre encyclopédique : on analyse mieux ce qu’on peut regarder à distance, physique ou intellectuelle, c’est selon.

Qui a dit que les relations à distance sont impossibles ?