Archive pour la catégorie ‘Evénements’

Wikimanche, encyclopédie en ligne consacrée entièrement au département de la Manche, publie aujourd’hui son 10 000e article. Ce site collaboratif, conçu sur le modèle de Wikipédia, traite ainsi depuis bientôt six ans, de tous les aspects de notre territoire : les hommes et femmes illustres, le territoire et le terroir, les arts et la culture, la politique et l’économie, le sport…

Une source inégalée sur le savoir local

À travers ces 10 000 articles créés, et la trentaine d’autres qui s’écrivent chaque semaine, Wikimanche (www.wikimanche.fr) est ainsi devenu l’une des toutes premières publications manchoises et le deuxième wiki de territoire en France.

Ce site internet, auquel tout le monde est invité à contribuer, est le plus important dictionnaire biographique de la Manche, avec 2 800 notices, allant des députés aux champions sportifs, en passant par les chefs d’entreprises, les artistes, les savants, les militaires…

De nombreuses églises paroissiales ont leur article dédié, et 762 naufrages sur les côtes du Cotentin y sont décrits. On trouve également des informations quotidiennes, depuis les jours d’ouverture de sa mairie, à la population de son canton, en passant par la liste des radars fixes ou la liste des marchés et des foires. Wikimanche répertorie également les 601 communes du département… sans oublier celles qui ont disparu.

Que s’est-il passé chez nous en 1993 ou un 15 avril ? Wikimanche permet également de naviguer dans l’histoire du département par jour et par année.

En outre, 3 400 images, librement réutilisables, sont également hébergées sur Wikimanche, dont une collection de 600 cartes postales anciennes.

Acteur du territoire

Avec le soutien du syndicat mixte Manche Numérique, Wikimanche s’est également affirmé comme un acteur culturel du territoire départemental : en témoignent les partenariats développés avec la maison d’édition Eurocibles, l’association du patrimoine de Villedieu-les-Poêles, la bibliothèque municipale Jacques-Prévert et le musée Thomas-Henry de Cherbourg-Octeville, et plusieurs lycées du Cotentin.

En synthétisant les connaissances, Wikimanche donne une plus grande visibilité à la riche production des sociétés savantes, des associations patrimoniales et des médias locaux.

Les 1 170 articles géolocalisés permettent, via l’application Wikitude (sur Iphone et Android), de mieux connaître le patrimoine militaire côtier ou de découvrir des bâtiments disparus en circulant sur les chemins, liant ainsi le tourisme aux nouvelles technologies.

L’assemblée générale de l’association Wikimanche se tient le 26 avril 2013 à 14 h, au Pôle culturel de Ducey.

Le titre est péremptoire et prétentieux, j’avoue. Mais il ne me semble pas faux. En soufflant ses 4 printemps en avril, Wikimanche a dépassé les 7000 articles. Ces 150 nouveaux articles par mois en moyenne, ce sont 601 communes actuelles et les dizaines d’autres disparues. Ce sont 2200 biographies de Manchois, de naissance ou de circonstances. Ce sont presque au complet les conseillers généraux qui se sont succédés depuis 1833. Ce sont les monuments historiques du département. Ce sont les événements politiques ou sportifs, les faits divers, les documents d’archives. Ce sont 1500 images sous licences libres, dont une centaine de cartes anciennes.

L’un des premiers succès est donc d’avoir démarré sur les chapeaux de roue. Rapidement, Wikimanche a disposé d’articles sur les sujets essentiels. Aujourd’hui, si les articles généraux (présentation générale du département, géographie, politique, économie…) reste à peaufiner, ils sont solidement construits. Avec un poids médian pour les articles de 1600 octects, on s’aperçoit que s’ils sont loin d’être majoritairement complets, leur nombre n’est pas gonflé par des ébauches multiples de 2 lignes.

Cette diversité de sujets montre aussi, au moins partiellement, que la réussite est qualitative. Pouvoir passer de la biographie de Léon Jozeau Marigné, à un vol à l’église de Cambernon au XIXe siècle, de l’architecture bétonné du mur de l’Atlantique à la nidification des cigognes dans les Marais, du séjour mouvementé de Victor Hugo à Barfleur à l’évocation inspirée du Mont par Maupassant, on trouve tout à la Samaritaine provinciale et numérique qu’est devenu Wikimanche. Le projet est parvenu à faire venir, temporairement ou fidèlement, des professionnels de linguistique, des amateurs de généalogie, des spécialistes d’histoire, des passionnés de photographie, des lycéens intéressés par leur territoire, des curieux de tout…

Le corolaire de cette diversité est probablement l’échelon territorial. De nombreux wikiterritoriaux existent désormais en France, avec diverses destinées. Mais si Wikimanche peut aujourd’hui se vanter d’être le premier de France en terme de poids, c’est qu’il faut croire que le département, pourtant restreint en terme de taille, est une bonne échelle. Ni trop grand, comme peu l’être une région, dont on peine encore aujourd’hui à identifier une unité géoculturelle. Ni trop petit comme une commune ou un pays dont l’audience et le nombre de contributeurs potentiels sont faibles. Ainsi, le département permet à la fois de se concentrer sur un micro territoire (commune voir hameau), tout en le liant à d’autres par une histoire collective longue et ainsi élargir les tenants et aboutissants de ces « micros »-sujets. Le département est aussi un bon échelon à l’aulne des sources, les diocèses puis les départements offrant un territoire stable à travers les siècles, adopté par de nombreux ouvrages, et ayant fait émerger de nombreuses sociétés savantes, comités d’histoire, éditeurs locaux, ce qui permet sans trop de difficulté d’alimenter une encyclopédie.

Cette contrainte géographique n’a pas signifié non plus un repli identitaire. Malgré un portage institutionnel de Wikimanche sur les fonts baptismaux, il n’a jamais été question, par modestie normande, peut-être, de vanter la magnificence des paysages de la Baie des Veys et de glorifier Tocqueville comme le plus grand penseur politique de tous les temps sous prétexte qu’il a présidé le département. Adopter un angle de lecture, celui de la Manche, ne rétrécit pas le champ de vision, il n’empêche pas de regarder la Guerre d’Algérie ou le Canada. Simplement, cela change le regard afin de voir autre chose ou autrement.

Ce qui n’est pas négligeable c’est aussi que ce succès quantitatif, n’a sacrifié ni la qualité ni davantage la rigueur. Après quelques semaines, le principe de mettre sous licence libre a été adopté et, malgré la lourdeur que cela impose, a toujours été conservé. Il en va de même pour le respect des droits d’auteurs, qui a été dès l’origine traqué. Et même si sa copie est permise, on a cherché à éviter de n’être qu’un miroir des articles, pourtant souvent tentant, de Wikipedia. Au contraire, aujourd’hui, du fait de la tendance hégémonique naturelle de l’encyclopédie libre (plus de sujets, plus de notoriété, plus de contributeurs), je constate de plus en plus de copies sur Wikipédia depuis Wikimanche.

Soyons honnêtes, dans ce succès il y a un grande part de chance. Celle d’avoir su constituer autour d’un projet quelques internautes fidèles, prêts à consacrer un temps presque infini à écrire, corriger, modérer. Une part d’inconnu, l’alchimie étant par essence plus magique que scientifique.

Pour autant, la chance se travaille. Le fait d’avoir dès l’origine une structure qui porte le projet a eu un poids essentiel. L’association a offert une structure légale référente pour réunir les bonnes volontés. En son sein, la discrétion du Conseil général et de Manche numérique, qui ont voulu au départ laisser une communauté construire son projet Wikimanche sans pré-formatage politique, technique ou esthétique, et ne sont pas intervenus dans le rédactionnel, a offert une appropriation considérable, une capacité de modelage au gré des désirs des premiers contributeurs bénévoles.

Par les moyens mis en œuvre (financier, technique, humain), Manche numérique a permis de « contribuer en liberté ». Le partenariat avec Eurocibles a amorcé la création d’un millier d’articles biographiques, la collaboration avec les EPN a amené une logique de contributions locales, le projet dans les lycées ont initié des contributeurs potentiels. Et si le lancement de la géolocalisation via l’application Wikitude n’a pas pour l’heure apportée directement du contenu, elle offre une visibilité nouvelle aux articles, en lien direct avec un territoire consubstantiel à Wikimanche. La prospective, les partenariats, la communication, le développement, et l’émulation impulsés par Manche numérique, permettent d’asseoir Wikimanche dans un paysage local, d’ouvrir la communauté aux apports nouveaux, de penser au-delà de l’écran, et donc de ne pas rester dans un groupe figé avec un projet unique. Et l’on peut espérer que ce travail de fourmis, d’entrisme institutionnel, permettra bientôt de monter des partenariats avec des structures liées à la mémoire et au patrimoine, qui cette fois enrichiront pleinement Wikimanche.

Les échecs existent. Notamment celui de n’avoir pas réussi, malgré une intégration originelle comme membres de droit, à mobiliser tous les médias locaux. Même si France Bleu Cotentin me contredit en ouvrant régulièrement son antenne, peut-être que les médias, acteurs de l’actualité, étaient un mauvais choix initial pour un projet finalement plus lié à la mémoire, à la culture, à la recherche. Bâtir le projet autour d’institutions patrimoniales ou d’associations culturels aurait probablement mieux collé à l’ambition de Wikimanche, et l’aurait mieux inscrit dans un réseau constitué. Mais cela aurait pu aussi le formater en amont, ou l’orienter vers d’autres choix éditoriaux, alors ne regrettons rien, tentons de corriger.

Découlant peut-être de cela, un manque de crédibilité. Écrit par des bénévoles anonymes, Wikimanche doit convaincre, s’appuyer sur l’exemple wikipédien tout en s’en différenciant, écouter, comprendre, expliquer. Convaincre aussi d’utiliser une licence libre, d’abandonner la maîtrise totale de ses productions pour mieux diffuser le savoir. On ne parvient pas encore a créer de réelles synergies autour de la numérisation du savoir ou du patrimoine dans la région, chacun y réfléchissant de son côté sans regarder ce qui peut être compléter ailleurs. Dès lors, le contributeur, pour peu qu’il n’ait pas accès à une bibliothèque normande fournie, se retrouve avec comme ressource disponibles, les nombreux ouvrages numérisée du XIXe siècle, pour le meilleur et parfois pour le pire.

Enfin, si la fréquentation est bonne (autour de 900 visiteurs uniques quotidiens), le nombre de contributeurs laisse un goût d’insatisfaction chez celui qui est passionné par le projet qu’il voudrait universel au niveau du département. J’espère que nous, wikimanchots récurrents, par effet de groupe, n’en sommes pas à l’origine, qu’on n’accueille pas trop mal les bonnes volontés maladroites. Mais comme pour les autres wikis a priori, l’acte de passer de l’autre côté de la barrière, de devenir acteur et non seulement lecteur, n’est pas une évidence. C’est pourtant à long terme ce qui me paraît, personnellement, essentiel pour ce type de projet : modifier le rapport à la technologie et aux médias, passer de la consommation à la maîtrise. Et mieux, pas seulement dans son coin, sur un blog ou à travers des tweets, mais en collaboration, ensemble, tour de Babel moderne peut-être, mais ô combien enrichissant. Cette tâche-là se traduit à la fois par un travail de communication, pour rendre encore plus visible et désirable Wikimanche, expliquer que l’on peut lire mais aussi modifier l’ensemble du contenu, et par un travail de médiation, en allant au contact des Manchois, dans les EPN, les associations, les lycées, à l’occasion de manifestations culturelles. Mais ce travail de pédagogie et de médiation demande plus que 4 ans, pour aller au contact des curieux qui s’ignorent ou qui se cachent. Alors rendez-vous pour les 10 ans !

Haguard du Nord

Futur en Seine, organisé par le pôle de compétitivité Cap Digital, est une fête populaire internationale de la création numérique à Paris et en Ile de France.
Réunies sous une bannière commune « Normandy Digital Life », une dizaine d’entreprises et de porteurs de projets bas-normands présenteront leurs innovations numériques, au monde entier, à l’occasion de Futur en Seine.
Installé du 23 au 26 juin dans le Village des Innovations, au 104 / Stand P19 (104 rue d’Aubervilliers – 5 rue Curial – 75019 PARIS), le collectif « Normandy Digital Life»  présentera ses compétences et projets :
Venez tester et découvrir :
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Wikimanche
Visite en 3D en temps réel d’un salon du Titanic

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Consultez le trombinoscope des projets bas-normand à découvrir

Wikimanche sera présent, sur le stand du collectif et abordera sa démarche d’appropriation et de valorisation du territoire : du crowdsourcing au service mobile territorial.

Cette année encore, l’association Wikimanche est partenaire de l’opération « Visites du jeudi 2011″.

Pour rappel :

Les visites du jeudi sont une forme de tourisme vivant proposé dans la Manche, qui permet à un public large de découvrir des métiers d’une grande diversité tout au long de la période estivale (de juin à septembre).

Au cours de l’été 2011, 61 artisans du département ouvrent au grand public les portes de leurs entreprises.
Cette opération, organisée par l’ensemble des compagnies consulaires du département, regroupe au total 100 entreprises (Agriculture – Commerce et Industrie – Artisanat).
Les réservations sont OBLIGATOIRES

Au cours de l’été 2011, 61 artisans du département ouvrent au grand public les portes de leurs entreprises.

Cette opération, organisée par l’ensemble des compagnies consulaires du département, regroupe au total 100 entreprises (Agriculture – Commerce et Industrie – Artisanat).

Les réservations sont OBLIGATOIRES.

Objectifs pour Wikimanche

Les visiteurs pourront valoriser les entreprises du territoire, qui font partie intégrante du patrimoine économique local. Une communication différente sur les savoir-faire et les compétences à travers le regard des visiteurs : objectivité et neutralité seront toujours de mise cependant.

Comme l’an passé, les Espaces Publics Numériques pourront former des groupes pour réaliser des visites et retranscrire sur Wikimanche les informations recueillies.

Devenez Wiki-reporter

Devenez Wiki-reporter

Téléchargez le programme des visites 2011

En 2010

Pour rappel, en 2010, 7 EPN avaient participé à l’opération et avaient réalisé des articles sur :

Pate à berlingots

Pate à berlingots - CC by-sa / epnssv

Venez découvrir les entreprises de la Manche.